Moi et Je

Ce "moi" est notre forme humaine. Notre identité sociale, nos rôles... Bref cette chose qui est l'objet de milliers de règles, que l'on soit seul ou pas.
Ce "moi" est le constituant du parasite ; il se décline en

  • Juge
  • Victime.

Ce "moi" est quelque chose d'arbitraire, dépendant de l'espace et du temps. Votre "moi" sera façonné en fonction de l'endroit - et du moment - où vous êtes né(e).
Cette vie que vous êtes - particularisée dans un corps - est "votre" Je.
D'une certaine manière, le mot Je se suffit à lui-même.
Ce "je" est impersonnel.
Particularisé ne veut pas dire personnalisé.

Moi Juge

Cette facette du parasite... juge : c'est bien, c'est mal. Notez ici deux points importants à mon sens :

  1. Discerner n'est pas juger
  2. Juger crée une séparation délétaire : ce qui est "mal" est exclu et donc hypothèque toute tentative de pardon, de réintégration;

Moi Victime

Cette facette du parasite est complémentaire de la précédente.

Qui est en train de vivre votre vie ?

Chemin de fer

Ce Moi-Juge et ce Mo-Victime font de nous des automates ; ils nous mettent sur des rails. Comment ?

  • Quand nous réagissons systématiquement de la même manière au mêmes événements
  • Quand nous croyons que le Paradis est un état acquis, état qui fonctionnerait de la même façon : être au paradis consisterait à réagir d'une certaine façon, toujours la même, à la vie...

Pourtant... Pourquoi réagir maintenant comme il y a 20 ans de cela ? Tout à quasiment changé en nous... Tout, sauf ces automatismes, ce parasite.

Je ?

Dans l'ontologie que je me suis forgée (et qui peut être remise en cause à tout moment), ce Je est constitué essentiellement de trois parties.
Le parasite se loge dans le "je profond".


Les 3 "je"


Concrètement

Alors, que faire ?
Vous vous souvenez peut-être de cette scène du film Matrix lorsque Morphéus propose à Néo les deux pilules :

  • bien vivre dans la matrice
  • sortir de la matrice.

Deux attitudes sont très différentes : aménager sa prison ou bien se libérer.
Le Guerrier est pacifique et ce combat paisible désarçonne le parasite.

Le Silence plutôt que des paroles non sollicitées

Le Silence.

Nommer ces 2 "moi"

Une première pratique (proposée par Don Miguel Ruiz dans pratique de la voie toltèque) consiste à nommer ces deux facettes du parasite : quel nom donnez-vous à votre Moi-Juge ? Votre Moi-Victime ?
C'est une pratique à la fois simple et efficace : le fait de nommer ces phases du parasite permet de s'en détacher.

Être présent : Guetteur

Je mets de côté ici le Rêve inéluctable qu'est la vie.

Être présent consiste simplement (ce qui ne veut pas dire facilement) à ne pas être dans le passé ni le futur.
Une pratique consiste à vous dire "Maintenant je..."
Et c'est là que vous pouvez vous "ancrer" dans votre corps, vos sensations et non pas vos interprétations issues du parasite.

  • Maintenant je sens ma respiration...
  • Maintenant j'entends telle chose...

Notez la différence avec

  • Maintenant je "découvre" que l'interprétation que je viens de faire de cet événement est...

Pratiquer

Lire ne fait que renforer le parasite si cette lecture n'est pas suivie de pratique. Un mot d'ordre dans cette guerre sainte : pratiquer.


oiseau sur l'eau